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Quel est le premier livre qui vous a marqué ?

Mathieu Deslandes By Mathieu Deslandes Published on March 21, 2017
This article was updated on August 9, 2017

L'équipe de Bookwitty a demandé à plusieurs auteurs de fouiller dans leurs souvenirs pour nous parler du premier livre qui les a marqués. Voici leurs réponses.


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Kidi Bebey, écrivaine franco-camerounaise

"Il y a un premier livre, documentaire, qui s’appelait Noriko la petite Japonaise. Quand j’ai ouvert ce livre qui était plein de photos et qui racontait le quotidien d’une petite japonaise, j’étais Noriko ! Tout d’un coup, je me suis sentie devenir elle, jusqu’au moment où elle va prendre un bain bouillonnant avec toute la famille et ça, ça me paraissait tout à fait étonnant mais aussi très intéressant. J’ai longtemps hésité à proposer aux miens de venir prendre leur bain avec moi, mais mes parents n’auraient pas accepté, je pense. Toujours est-il que voir cet endroit, ce pays, cette manière de vivre me paraissait tout à fait intéressant et ça m’a vraiment attirée, je crois que j’en garde jusqu’à aujourd’hui un certain goût pour le documentaire justement. 

Et puis il y a eu Les Quatre Filles du docteur March. Je crois que j’étais, là aussi, une fille du docteur March. Il y a un personnage en particulier, Jo qui était l’écrivain de la famille, qui se cachait dans le grenier pour écrire, et qui essayait de publier des nouvelles dans le journal local. Je crois que je me suis beaucoup projetée dans Jo et j’espère être devenue un petit peu Jo."


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Joanna Gruda, auteure québecoise

"L’Écume des jours, de Boris Vian, est peut-être le livre qui m’a le plus donné envie d’écrire parce qu’il y avait une espèce de liberté, de possibilité de créer un univers, de fantaisie... Je me souviens d'un choc, je me disais : "Ah, je ne savais pas qu’on a le droit de faire ça en écrivant !"..."


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Etel Adnan, poétesse américano-libanaise

"Quand j’avais neuf ou dix ans, ma mère a dû acheter le dictionnaire Larousse. Les bonnes sœurs ont dû le lui dire et je lisais le dictionnaire. Je me rappelle : il y avait une photo de Beethoven quelque part, il avait les cheveux bouclés et je regardais Beethoven et son opéra Fidelio, qui veut dire fidèle, ça me fascinait, et dans ce Larousse il y avait une double page, tous les petits drapeaux du monde colorés… Dieu sait si j’ai dû regarder ces deux pages. Et parfois quand je fais une peinture aujourd’hui, je me dis : "Est-ce que ma peinture ressemble à ces petits carrés, rectangles, colorés ?" Vous voyez, quand il n’y a pas trop de choses vous observez encore plus le peu qu’il y a."


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Grégoire Polet, écrivain belge

"Quand j’étais enfant, j'ai été marqué par La Véritable Hitoire de Spit MacPhee, un livre américain traduit en français. Et ce livre m’a marqué non pas tellement par son contenu, si ce n’est que je me souviens encore du personnage qui crachait sans cesse, c’est bien pour ça qu’il s’appelait Spit, mais parce que ça avait fait partie d’un programme organisé par la librairie locale qui faisait lire des enfants et puis, ensuite, les faisait présenter le livre qu’ils avaient lu en public et devant la télévision locale…

Ensuite, adolescent, il y a eu Les Souffrances du jeune Werther, de Goethe. Je devais avoir quinze ans, j’étais moi-même épris, et comme c’est un livre qui évoque la passion de façon vraiment radicale, ça m’avait beaucoup plu, puisque une des choses que je supportais le moins adolescent c’était le sentiment de la tiédeur, le sentiment de la médiocrité, ces choses-là me faisaient peur. 

C’est un livre que je n’ai lu qu’une fois mais qui m’a toujours accompagné. Petit à petit ce livre s'est transformé en un souvenir de livre, qui continue à chaque fois de vous rappeler à l’ordre des exigences que vous aviez quand vous aviez quinze ans."


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Fatou Kande Senghor, artiste sénégalaise

"Je pense que c'était Martine petit rat de l’opéra, parce que je faisais de la danse. Ensuite, toutes les bibliothèques, rose, verte, bleue, Le Club des Cinq avec le chien Dagobert. Puis il y a eu la BD, Pif et Hercule, Spirou, Tintin, Gaston Lagaffe. Mais entre-deux, un moment très important, ça a été Zembla, Blek le Roc, Mustang, Strange. C’était des petites BD de poche que l’on trouvait au marché, qui s’échangeaient beaucoup dans le quartier. Notamment une espèce de Tarzan, accompagné d'un petit nègre qui avait un casque d’aviateur. Voilà la BD qui m’a marquée."


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Lamia Ziadé, artiste et auteure franco-libanaise

"J'étais folle d'un livre qui s'appelle Cornichon et la Dame en Rouge. C'est un album pour enfants. Ma mère a dû me le lire deux cents fois, je ne m’en lassais pas. Il y avait aussi Poule Rousse, énorme classique de la littérature pour enfants. J'étais enchantée par ces albums. Je pourrais en citer quinze, vingt, trente, cinquante ! Les livres pour enfants d'ailleurs ont continué à m’enchanter jusqu'à aujourd'hui en tant qu'adulte."


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Tristan Demers, bédéiste québecois

"Je lisais les Tintin, Astérix... Le plus accessible au Québec c’était les BD de Peyo, d’Uderzo et tout ça. Mon premier gros livre qui n’était pas une BD, c’était la biographie de Charlie Chaplin. Après, j’ai lu Sous les arches de McDonald’s et Coca-Cola, l'enquête interdite. J’ai commencé tôt à lire des essais sur des réussites d’entrepreneurs."


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Marcelino Truong, peintre, auteur et illustrateur franco-vietnamien

"Enfant, à Saigon, j'ai le souvenir très net d'avoir lu beaucoup de choses. Mes parents avaient acheté une Bible illustrée, La Bible en images parue chez Desclée de Brouwer en France. Je l'ai retrouvée par hasard.

Mais on lisait aussi deux albums reliés d'une publication américaine qui s'appelait les Classics Illustrated. C'étaient de grands classiques de la littérature internationale, mais en bande dessinée et en anglais. On avait acheté ça pendant un séjour aux États-Unis, à la fin des années cinquante, et on avait rapporté ça avec nous à Saigon. Donc très souvent, les grands classiques comme Robin des Bois ou Ivanhoe, je ne les ai pas lus dans la version originale, mais je n'ai lu que la version adaptée en anglais et en bande dessinée."


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Hoda Barakat, romancière libanaise

"J’ai commencé vraiment tôt à lire des livres d’adulte. Le premier qui m'a marquée, c’était L’Étranger de Camus. C’était plus un choc qu’une compréhension. Puis il y a eu Le Grand Meaulnes."


Et vous, chers lecteurs ? Partagez vos souvenirs dans les commentaires.

Mathieu travaille chez Bookwitty à Paris. Il est responsable éditorial des contenus publiés en français.