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MEDNETA, une initiative créative pour unir des villes de la Méditerranée

Tamyras Éditions By Tamyras Éditions Published on March 11, 2016

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Comment unir Athènes, Florence, Palerme, Valence, Tunis, Beyrouth et Hebron autour d’une même passion ? MEDNETA, le réseau culturel méditerranéen pour promouvoir la créativité dans les arts, l’artisanat et le design pour la régénération des communautés dans des villes historiques, a permis d’unir en deux ans artisans, artistes et designers des deux côtés des rives de la Méditerranée autour d’une collaboration finalisée par l’exposition « Weaving the sea », jusqu’au 5 décembre à la Villa Audi.

MEDNETA est un programme initié il y a deux ans par l’Union Européenne, avec pour ambition de revaloriser les arts et artisanats au Nord et au Sud de la Méditerranée par le biais de collaborations croisées, en établissant des « couples artistiques » entre design, art et artisanat. Dans chaque ville, un organisme culturel a été chargé de coordonner avec les artistes sélectionnés. À Beyrouth, c’est Gaia-Heritage, un organisme de consultation en matière de patrimoine culturel, qui a eu cette chance, et a organisé l’exposition « Weaving the sea ».

« Nous présentons aujourd’hui deux ans d’un travail collaboratif réalisé par des duos artistiques, explique Adriana Santos, coordinatrice locale de MEDNETA pour Gaia-Heritage. Faire collaborer des villes du Nord et du Sud de la Méditerranée a permis à tous les designers, artistes et artisans de dépasser leurs propres limites. Par exemple, les artisans du Sud ne disposent que de peu de ressources, et ont ainsi pu bénéficier de nouvelles techniques, et ceux du Nord ont pu s’ouvrir à la créativité de la région orientale. Il s’agit de mettre en commun le savoir-faire, créer des collaborations sur le long terme, pour de nouvelles collections collaboratives, voire juste de nouveaux contacts, bien au-delà de l’exposition. » Robes, chaise portative, bijoux, jarre, bibliothèque, ou simples objets de décoration, les rendus sont nombreux, colorés et audacieux. On peut reconnaître ici et là des points de crochets palestiniens, des formes typiquement grecques, le sens de la mode italienne… Le tout formant un ensemble chatoyant, prêtant à la curiosité des visiteurs qui peuvent même consulter des vidéos résumant chaque collaboration.

Tout est sur le thème de la Méditerranée, avec différentes approches : les territoires, le mouvement, les traditions revisitées, les frontières transcendées, ainsi que les sources. « Chaque designer devait envoyer ses croquis à un artisan particulier, qui lui-même se chargeait de réaliser l’objet, continue Adriana Santos. Ils ne se sont jamais rencontrés, tout le travail se faisant par e-mail et Skype. Les objets que vous voyez à côté des Ipads avec les vidéos sont les outils de travail qui leur ont permis de créer. » Lors de l’inauguration, certains artistes ont ainsi pu se rencontrer pour la première fois, et même échafauder des plans pour une collection en commun.

Un expérience en majorité positive, pour les artistes mais aussi pour les membres de Gaia-Heritage, comme le souligne Georges Zouain, fondateur de l’organisation : « Nous aussi avons pu développer un savoir-faire nouveau, et nous avons réalisé que l’une des choses les plus importantes à faire maintenant est de travailler sur les lois et règlements des pays de la Méditerranée, pour faciliter le partage des connaissances et des biens. » Il espère aussi pouvoir faire bénéficier à d’autres villes et institutions culturelles de l’expérience acquise avec ce programme. Mais, plus localement, il pense à développer le marché culturel : « Il faudrait travailler sur une nouvelle lecture économique de l’artisanat et du design. Le Liban doit utiliser à bon escient le renforcement de ces domaines, et pas seulement pour le tourisme ! Il y a tout un travail de communication à faire, et une facilitation d’accès et d’usage de nouvelles technologies permettant d’améliorer le travail des artistes. »

« Certaines collaborations ont fait naître des liens très forts entre les artistes ayant participé au projet, et je suis convaincu que ceux-ci vont continuer à créer ensemble, ajoute Georges Zouain. Mais il reste le problème des difficultés administratives et légales, notamment au travers de la propriété intellectuelle et des douanes, différentes dans chaque pays de la Méditerranée. Ainsi, il est impossible d’importer des bijoux en Tunisie ! Si un marché plus grand était plus facilement accessible aux artisans et designers, cela ne pourrait que leur bénéficier. Tout cela freine la coopération méditerranéenne. » Et, autre petit problème soulevé par les artistes eux-mêmes, la question de la communication, rendue difficile du fait de « difficultés matérielles »…

Bienvenue dans la sphère Tamyras.

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