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Les mangas, phénomène mondial

Laure Atlani By Laure Atlani Published on October 4, 2016

Ils ont commencé à constituer une industrie de masse encore jamais égalée dans les années 1970 : les mangas, après leur développement au pays du soleil levant, ont envahi le monde. Leur arrivée en France date des années 90. Zoom sur un phénomène qui emballe petits et grands depuis des années.

Dragon Ball, Saint Seiya, Sailor Moon, Pokémon… Ces titres vous disent quelque chose ? Ces mangas ont connu un succès planétaire et bercé l’enfance de toute une génération. Aujourd’hui encore, ils continuent d’être beaucoup appréciés. Dragon Ball s’est vendu à plus de 230 millions d’exemplaires à travers le monde. Il a donné lieu, comme beaucoup d’autres mangas, à des séries animées et des objets dérivés comme des figurines, des posters, des peluches, des jeux vidéo… Quel est donc le secret d’une telle réussite ?

Les mangas, qu’est-ce que c’est ?

Ce sont des bandes-dessinées originaires du Japon qui se lisent de droite à gauche. Le terme « manga » aurait été inventé par l’auteur d’estampes Katsushika Hokusai, ayant vécu au XVIe siècle. Cet art a commencé à se développer dès la fin du XVIIIe siècle, époque à laquelle le premier manga moderne a vu le jour. Les mangas se divisent en plusieurs genres pour plaire à tout le monde. 

Commençons par les shôjo (« jeune fille »), des mangas plutôt fleur bleu dont le thème principal est la romance. Très souvent, l’intrigue a lieu dans un cadre scolaire. Fruits Basket est un champion du genre : il raconte l’histoire de Tohru Honda, lycéenne de seize ans qui s’installe dans une famille dont treize des membres sont victimes d’une malédiction qui les transforme en animaux lorsqu’ils sont gênés, affaiblis, ou qu’ils enlacent une personne du sexe opposé. 

Viennent ensuite les shônen (« jeune garçon »), portés sur les combats. Naruto est, à l’heure actuelle, le plus populaire du genre. C’est l’histoire d’un jeune orphelin, un peu cancre, qui rêve de devenir Hokage, le maire et le ninja le plus fort du village, pour être enfin apprécié des habitants qui le méprisent à cause du démon à neuf queues qui vit en lui. 

A côté de ces genres les plus populaires, on retrouve les seinen, plus adultes, les ecchi, érotiques, les yaoi et yuri, développant des histoires d’amour homosexuelles.

La culture japonaise à l’étranger

Les mangas représentent une grande part du soft power japonais et permettent au pays du soleil levant d’être l’un des plus grands exportateurs de produits culturels. En France, deuxième consommateur mondial de mangas, et aux Etats-Unis, ils ont fait des centaines de millions d’adeptes, ayant pleinement pris place au coeur de ces cultures. En 1999, la Japan Expo, festival dédié aux mangas où les fans peuvent se rencontrer, est créé en France et devient un rendez-vous annuel très attendu (234 852 visiteurs en 2016).

Quelques zones d’ombre

Le marché du manga, bien que florissant, est en léger recul. Même s’il représente environ 40% des nouveautés bandes-dessinées en France, il accuse une baisse de 8,5% de son chiffre d’affaires en 2013. De plus, seuls quelques titres occupent le devant de la scène et concentrent la plus grande partie des tirages. Il s’agit, entre autres, de Naruto, One Piece et Fairy Tail, tous trois des shônen

Le marché du manga est aussi la grande victime du piratage qui pèse lourd sur l’industrie. De 2007 à 2009 aux Etats-Unis, les ventes ont chuté de 30%. De fait, rares sont aujourd’hui les mangakas capables de vivre de leur art (environ 10% des 3 000 dessinateurs de mangas professionnels recensés au Japon).