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In Beyrouth de Carla Sayad. La ville en croquis de mémoire. Dans L'Hebdo Magazine

Tamyras Éditions By Tamyras Éditions Published on October 11, 2017

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Les Éditions Tamyras présentent, dans le cadre de Beyrouth Art Fair, au stand qui lui est dédié, le livre de Carla Sayad: In Beyrouth - Urban Sketching. Une soixantaine de croquis qui raniment la mémoire de la ville.


«Août 2014, une idée me traverse l’esprit en rangeant mes carnets de voyage, il y manquait l’essentiel… ma ville… comme si l’habitude effaçait la magie du regard». Carla Sayad exprime, en ces quelques mots, le début d’une aventure qui la mènera dans les moindres recoins de la ville, à la recherche d’un émerveillement depuis longtemps tapi dans la pierre froide. Comme si les façades des anciennes demeures, qui restent encore dans notre ville, n’attendaient qu’un regard aiguisé de curiosité pour respirer encore, pour réchauffer la pierre qui regorge d’Histoire et de tant d’histoires. C’est ce périple que Carla Sayad entreprend à travers ses dessins, ses «sketchs», un mot qui reste en anglais tout au long du livre, qui se décline en verbe, en participe, en complément… en état d’être. «Sketcher» Beyrouth avant qu’elle ne meure complètement, au moment où elle se meurt déjà. Pour ne pas la laisser mourir, impassible. Durant 55 jours, étalés sur une année environ, du 29 octobre 2014, date du premier croquis, jusqu’au 13 juin 2015, date du dernier, Carla Sayad, munie d’une carte de la capitale, d’une boîte d’aquarelle et de son carnet, part en exploration. Point de départ Tabaris, rue Gergi Zeidan, là où elle habite, en passant par Gemmayzé, Saïfi, Zouqaq el-Blat, Ain el-Mreissé, jusqu’à Karm el-Zeytoun, Bourj Hammoud, Basta Tahta… et retour à Tabaris, à sa rue, à son atelier. L’un des points à relever tout au long de ce «parcours tentaculaire», et qui le rend immédiatement plus personnel, plus intime, c’est que si, au départ, les déplacements semblent guidés par une évolution géographique précise, au fur et à mesure, les directions et les régions s’emboîtent, un côté de la ville succédant à l’autre, dispersés, disparates. Le lecteur devine, en filigrane, le plaisir qui s’est emparé de l’auteure, peut-être à son insu, à la découverte de sa ville, de ses sites, qu’ils soient de pierre, de particularité humaine, chaotiques, chaleureux… Ce n’est plus un devoir qu’elle s’est assignée à mener jusqu’au bout, tout le contraire même; une passion qui va en crescendo, visible dans les moindres détails sur lesquels le lecteur s’amusera à se pencher, à s’y retrouver lui aussi. Dans sa ville. «Beyrouth? Waynik ya Beyrouth?».
Couleurs chaudes et vivantes, sketchs urbains «in situ», au fil de ses promenades, elle s’arrête, se pose, croque, «sketche», s’attirant le regard curieux, amusé et souriant des passants. Un regard qu’il nous semble également croiser nous aussi, au cœur d’un imaginaire à la fois collectif et individuel, grâce souvent au texte qui accompagne chaque croquis, parfois juste une inscription, parfois une absence de mots, le dessin ranimant la mémoire de chaque habitant de la ville, de chaque promeneur.
Mélangeant d’autres médiums à l’aquarelle, comme un film d’animation où se glissent et se fondent des prises de vue réelle, ses croquis débordant du carnet pour s’étendre sur des cartes routières, des photos, des serviettes en papier… emmêlant aux textes en français quelques mots en arabe libanais ou en anglais, Carla Sayad a dessiné «l’infatigable Beyrouth, la meurtrie, la souveraine, la joyeuse, la guerrière!». Un livre qu’elle dédie à ses enfants et, par prolongement, à toute la nouvelle génération, «qui n’auront pas connu ce Beyrouth qui a fait jadis les beaux jours de (nos) grands-parents».

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