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Il faudra sans cesse relire Nocturne indien

achille watergutt By achille watergutt Published on April 1, 2017

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Il faudra sans cesse relire Nocturne indien, de voyage en voyage, de nuit en nuit surtout - lors du voyage tout est évident même si tout ne se pense - jusqu'à la nouvelle connexion à soi-même. Cette nouvelle traduction (de B. Comment, 2015) - ou cette nouvelle relecture, peut-être – fait apparaître un style plus narratif, et comme plus docte, mais toujours plus proche, aussi, de la scène, sans ce recul métaphysique cultivé dans le film ; il faudra comparer et disséquer les deux fins, «enfila » me paraît déjà plus optimiste, pourtant il ne faut pas être freudien ici, elles donnent la solution, elle enfila la clef dans la serrure, et c'est lui qui sourit, extase...


Moins brusque aussi que le film, ici l'image nous accueille, nous incorpore, nous attire, jamais ne nous brusque. Les premiers chapitres se terminent encore sur l'aube, le jour nouveau qui se lève, puis on ne voyage plus dans les corps. Le train de Shiva n'existe pas, il va en fait mourir à Bénarès, pas à Madras ; et l'erreur sur le bidi est-elle de traduction  (il est fait d'une feuille de tendu, pas de tabac) ? A Madras, c'est... Margareth que l'on découvre !! Une femme jugée inutile au film, pourtant Nocturne indien est bien plus empli de femmes que le film ne nous le fait croire... Maya macho du septième art...


Aller vers la fin d'une nouvelle traduction n'est pas sans risque. Je résisterai, hésiterai, renâclerai presque deux mois. J'y suis ce soir, j'ose, j'en ai besoin. Je relis la préface de Tabucchi : où l'on recherche une ombre, où le parcours à venir est toujours incongru. Où les prénoms féminins hésitent, mais où elles surgissent de partout et le guident vers ce sourire impossible qui chante aussi la nuit... même si en réalité il voyage toujours pour ses propres raisons, sa propre excuse... Où la rencontre finale entre les deux hommes n'est déjà plus que prétexte (à la façon Crabe Tambour, où personne ne tue l'autre, où chacun a besoin de l'autre ; on ne tue pour survivre l'un l'autre, Apocalypse Now, qu'en l'absence de femmes dans le drame).

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