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5 livres pour renouer avec la passion de la lecture

Tania Hadjithomas Mehanna By Tania Hadjithomas Mehanna Published on January 11, 2018
This article was updated on February 13, 2018
« Un livre, c’est un navire dont il faut libérer les amarres. Un livre, c’est un trésor qu’il faut extirper d’un coffre verrouillé. Un livre, c’est une baguette magique dont tu es le maître si tu en saisis les mots. » Michel Bouthot

Pour renouer avec la passion de la lecture et en même temps pour donner un petit coup de fouet à toute notion de normalité, un livre s'impose : En attendant Bojangles, d’Olivier Bourdeaut.

Amour vrai

« Olivier Bourdeaut est né en 1980. Il a longuement hésité avant de se mettre à écrire, se sentant tout petit devant sa bibliothèque. En attendant Bojangles est son premier roman. » Voilà sur l’auteur. 

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Et sur le livre ? Je l’ai lu sans m’arrêter. Dévoré serait en fait le terme exact. Ce phénomène d’édition est entré dans la légende. On ne va pas ici aligner des chiffres, nommer les nombreux prix attribués, ce serait passer l’essentiel.

Et l’essentiel ce sont ces mots alignés dans ce huis-clos jubilatoire où un petit garçon raconte la folie douce de son père et de sa mère qui s’aimaient hors normes, qui s’aimaient en marge de toute normalité, qui s’aimaient d’un amour absolu et vrai. 

Sortir du cadre

Et on a envie de dire merci à Olivier Bourdeault. Merci de nous avoir laissé partager ces moments. Merci aussi de nous avoir projeté dans un monde où chasser des mouches avec un harpon, écrire à l’envers, adopter un oiseau exotique, boire des cocktails toute la journée et danser sur Mr Bojangles de Nina Simone se faisaient au quotidien. Un quotidien où chaque jour était une fête.

Ce roman un peu triste aussi, mais jamais désespéré, est magnifique parce qu’il fait rêver. Alors on rêve. On rêve de sortir du cadre, de vivre comme on l’entend, de s’aimer absolument, d’oublier les contraintes, de passer par-dessus les lois, de faire de la vie un manège coloré et de rester enfant dans un monde d’enfant où les mots sont des ballons, les heures des guimauves et tout est prétexte à rire et danser.

Au-delà de l’histoire déjantée et de la narration très simple, En attendant Bojangles entre dans nos tripes, remue nos carapaces robotisées et va chercher, loin, la part de rêve, de magie et d’amour qui est très enfouie au fond de nous, malmenée par nos contraintes, souillée par la dureté de la réalité, la déliquescence de la planète et le cynisme de l’humanité aujourd’hui.

Le canal du rêve

En fermant le livre, on a envie de laisser le canal du rêve ouvert, de bondir, sauter, jouer, rire, boire des cocktails, danser et croire que, peut-être, la folie est l’unique échappatoire à cette vie qui passe très vite en faisant de nous des prisonniers. Olivier Bourdeaut est un Merlin l’enchanteur et ce livre une confiserie de toutes les couleurs qu’on dévore comme un arc-en-ciel. Il renforce notre certitude qu’on peut encore tout sublimer avec des mots :

« Le temps d’un cocktail, d’une danse, une femme folle et chapeautée d’ailes, m’avait rendu fou d’elle en m’invitant à partager sa démence. »

« Cette folie, je l’avais accueillie les bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer très fort et m’en imprégner, mais je craignais qu’une telle folie douce ne soit pas éternelle. »

« D’elle, mon père disait qu’elle tutoyait les étoiles, ce qui me semblait étrange car elle vouvoyait tout le monde, y compris moi. »


Pour retrouver le goût de la lecture, quatre autres romans font parfaitement l'affaire :


Au bon roman, de Laurence Cossé

La librairie idéale ? On en a tous rêvé. Yvan, libraire sélectif et Francesca, riche bourgeoise passionnée de livres l’ont fait. Il suffisait de pousser la porte de Au bon roman pour plonger dans un monde de titres triés sur le volet. Mais cela va-t-il plaire à tout le monde ? Un roman jubilatoire.


La Lettre oubliée, de Nina George

Imaginons une péniche pleine de livres. Imaginons un libraire bibliothérapeute. Et un jour, la péniche et le libraire se détachent de la terre grise et suivent le cours des fleuves pour aller à la rencontre de l’amour et des lecteurs. Une petite pépite.


La fille qui lisait dans le métro, de Christine Féret-Fleury

Chaque jour, Juliette prend le même métro avec les mêmes habitués. Derrière les livres qu’elle lit régulièrement, elle observe les usagers, leurs habitudes et leurs manies. Et puis un jour, au lieu de prendre le métro, elle marche. Et elle pousse une porte étroite qui la conduira vers un fou de livres et vers un tout autre chemin.


Le liseur du 6h27, de Jean-Paul Didierlaurent

Guylain travaille dans une usine qui broie les livres dont personne ne veut plus. Responsable du pilon, il sauve chaque jour quelques feuillets qu’il lit le matin à voix haute aux usagers du RER de 06h27. La poésie vient sauver le sordide. 


Illustration : Annie Spratt

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Editrice, journaliste, auteur et surtout lectrice, je me passionne pour les livres et aussi pour la bibliothérapie.

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