We think that you are in United States and that you would prefer to view Bookwitty in English.
We will display prices in United States Dollar (USD).
Have a cookie!
Bookwitty uses cookies to personalize content and make the site easier to use. We also share some information with third parties to gather statistics about visits.

Are you Witty?

Sign in or register to share your ideas

Sign In Register

2016 - Top Ten des films vus en salle

Velpaxl By Velpaxl Published on March 1, 2017

Found this article relevant?

2
This article was updated on April 6, 2017

1/ The Neon Demon

Si Nicolas Winding Refn continue de m'impressionner, c'est tout simplement que je reste sensible à son sens particulier de la mise en scène, mêlant pose esthétique (mariant l'image et le son comme peu de cinéastes de sa génération), prêtant attention aux comédiens et comédiennes, filmés tels des paysages, et rigueur du rythme narratif. Comme toujours chez lui, la violence est un sujet central dans ce qu'elle définit certains de nos rapports humains (tous peut-être ?) et nous interroge irrémédiablement sur notre place dans la société, avec les autres et en nous-même...

Neon Demon, The (2016, 01h58)
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Scénariste : Nicolas Winding Refn
Comédiens : Elle Fanning, Karl Glusman, Desmond Harrington, Jena Malone, Keanu Reeves
Directeur photo : Natasha Braier
Compositeur : Cliff Martinez
Producteur : Vincent Maraval
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2f229d900d 606c 477f 997d 8770dc31a968 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


2/ The Revenant

Iñárritu faisait les honneurs de la première place de mon Top Ten en 2015 avec Birdman : en l'espace d'une année, son film suivant est présent dès la deuxième place. Que dire de ce Revenant, dont les images vous hantent bien après l'avoir vu ? Si le cinéaste s'éloigne de dialogues très construits qui avaient pu faire sa réputation avec Amours chiennes, 21 grammes ou encore Birdman, il revient aux paysages, à la contemplation et au lyrisme d'un Babel ou même d'un Biutiful. Si le scénario tient dans un mouchoir de poche, c'est parce que le film est avant tout un voyage mystique, un passage entre la vie et la mort. La désolation profonde des lieux empruntés par le film sont autant le reflet de celle vécue par les personnages. Rarement ces dernières années, un film ne m'aura semblé proposer une telle cohésion entre son image (au sens le plus large du terme) et son sujet profond. Evidemment, le cinéaste mexicain ne s'arrête pas là et en profite pour poser un discours politique simple mais efficace sur le genre auquel il s'attaque, le western.

Pour finir, je ne peux oublier de mentionner le "plan séquence" de quasi-ouverture du film, qui comme d'habitude chez le cinéaste pose l'ambiance et les enjeux du film, mais cette fois-ci d'une façon très inhabituelle pour ne pas dire non-conventionnelle, par rapport à la pratique de ce style de mise en scène (le plan séquence) au service d'un exercice (l'exposition) qui emprunte généralement d'autres artifices (on ne peut cependant s'empêcher de penser ici à De Palma qui avait fait le même choix pour Snake Eyes).

Revenant, The (2015, 02h36)
Réalisateur : Alejandro González Iñárritu
Scénaristes : Alejandro González Iñárritu, Mark L. Smith
Comédiens : Leonardo Dicaprio, Domhnall Gleeson, Tom Hardy
Directeur photo : Emmanuel Lubezki
Compositeurs : Carsten Nicolai, Ryuichi Sakamoto
Producteurs : Alejandro González Iñárritu, Arnon Milchan
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2f517b7fb0 ef01 4984 b617 f1a939200837 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


3/ Elle

Avec Elle, Verhoeven nous revient en très grande forme. D'abord parce que la direction d'acteurs est exemplaire. Je n'ai rien contre elle au départ, mais je dois avouer que la prestation de Virginie Efira dans le film m'a impressionnée, et ne parlons évidemment pas de Lafitte, ni même d'Huppert ! Ensuite, parce que Verhoeven sait toujours aussi bien traiter les sexualités troubles et les personnages à la limite de la névrose, voire en plein dedans. Enfin, parce que sa mise en scène est toujours aussi bien ciselée, avec un cadre harmonieux, un hors-champ plus que pesant. Ce que Verhoeven sait le mieux faire, c'est nous placer face à nos angoisses, nos fantasmes inavoués et nos peurs profondes, en poussant jusqu'au bout les situations les plus "extrêmes" sans jamais sombrer dans l'irréalisme ou le ridicule.

Elle (2016, 02h10)
Réalisateur : Paul Verhoeven
Scénariste : David Birke
Comédiens : Charles Berling, Anne Consigny, Virginie Efira, Isabelle Huppert, Laurent Lafitte
Directeur photo : Stéphane Fontaine
Compositeur : Anne Dudley
Producteur : Saïd Ben Saïd
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2ffb87e2e4 668a 4f42 a2e0 25dced5c96be inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


4/ Rester vertical

Alain Guiraudie ne cesse de continuer son travail, amorcé dans les années 90 avec ses courts métrages et prolongé dans les années 2000 avec des longs : la réflexion critique et politique de la dérive d'une France de plus en plus déboussolée, à l'image du personnage principal de ce Rester vertical, tout à fait surprenant. Mais en filigrane d'un discours social et politique, Guiraudie n'en oublie pas moins l'humour, irrévérencieux à son propre cinéma et à celui d'auteurs français des deux dernières décennies. Avec ce dernier film, Guiraudie réussit non seulement à nous faire réfléchir sur le monde, ses limites, ses invraisemblances et ses propositions ouvertes sur l'évolution des moeurs et de la société, mais encore à nous proposer de regarder avec distance, et une critique constructive, la notion de films d'auteurs en France et les errements et découvertes prodigieuses qu'un tel système de production culturelle et intellectuelle permet, pour le meilleur et pour le pire.

Rester vertical (2016, 01h38)
Réalisateur : Alain Guiraudie
Scénariste : Alain Guiraudie
Comédiens : Damien Bonnard, India Hair
Directeur photo : Claire Mathon
Producteur : Sylvie Pialat
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2f6a4666ea 1105 4541 adbf 688808ec5b25 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


5/ Ma Loute

Après la série P'tit Quinquin, Dumont revient à la comédie satyrique avec ce film étonnant et drôle, non dénué d'intelligence et de poésie, et dont la photographie rend un vibrant hommage aux plages du Nord et à son paysage plus généralement. Evidemment, on peut lui reprocher une fois encore de s'appuyer sur des ressorts que d'aucun jugent limites ou critiquables (principalement le ridicule naturel ou joué de certains acteurs, en particulier les non-professionnels), mais il semble que Dumont cherche ici plus à rendre visible la part de l'humanité qui ne l'est que trop peu au cinéma (en particulier en France).

Ma Loute (2016, 02h02)
Réalisateur : Bruno Dumont
Scénariste : Bruno Dumont
Comédiens : Juliette Binoche, Valeria Bruni Tedeschi, Fabrice Luchini
Directeur photo : Guillaume Deffontaines
Producteur : Rachid Bouchareb
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2fc869978a 6a92 4bb0 8497 0cae6672e42b inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


6/ Dernier train pour Busan

Si le film de zombies commence à sérieusement devenir un lieu commun de la cinéphagie contemporaine, heureusement qu'il existe encore des réalisateurs (et tous ceux qui travaillent avec eux) qui croient encore qu'il est possible d'en faire quelque chose de sérieux, d'abouti, de relativement rafraîchissant, sans pour autant dénaturer fondamentalement le concept afin de ne pas trahir Romero et son héritage. Avec son film, YEON Sang-ho réussit tout cela et plus encore. D'abord le rythme effréné du film, ponctué par de rares moments de pause nous emmène tambour battant jusqu'à son dénouement. Ensuite, la maîtrise du cadre, essentielle dans un film d'horreur, est ici exemplaire. Pas un plan ne dénature la composition de celui qui le précède ou de celui qui le suit et le montage fait sens, sans jamais rompre ou affaiblir les effets de surprise. Enfin, comme toujours dans les films de zombie, la critique politique de la société moderne est aboutie et particulièrement réussie, en particulier dans une scène glaçante sur les effets de pouvoir des "classes dirigeantes" et les phénomènes d'exclusion irrationnels qu'ils sont susceptibles d'engendrer.

Busanhaeng (Dernier train pour Busan, 2016, 01h58)
Réalisateur : Sang-ho Yeon
Scénariste : Sang-ho Yeon
Comédiens : Woo-sik Choi, Yoo Gong, Yu-mi Jung, Dong-seok Ma
Directeur photo : Hyung-deok Lee
Producteur : Dong-ha Lee
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2fef52e4b7 6930 4c28 b2f4 f1b230d75805 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


7/ Les Huit Salopards

Avec Les Huit Salopards, Tarantino continue d'explorer un genre particulier, le western, pour à la fois assouvir son désir d'hommage et de références aux maîtres du Temple de sa cinéphilie personnelle (et ce pour notre plus grand plaisir au regard de la qualité de sa capacité à leur rendre hommage), et en même temps continuer à poser son discours sur les fondements du mythe américain, après Django Unchained. Non content d'offrir comme à l'accoutumée des dialogues ciselés et un jeu choral de comédiens parfaitement intégré à la mythologie du film et ses références, Tarantino travaille qui plus-est une construction parfaite du huis-clos dans l'alternance de plans larges à la profondeur de champ bien exploité (tel un William Wyler avec Les Plus Belles Années de notre vie) et les plans en longue focale, concentrant le regard et l'action au centre d'un flou, magnifiquement exploité par la photographie de Robert Richardson (de surcroît en 70mm).

Hateful Eight, The (Huit salopards, Les, 2015, 03h07)
Réalisateur : Quentin Tarantino
Scénariste : Quentin Tarantino
Comédiens : Bruce Dern, Walton Goggins, Samuel L. Jackson, Jennifer Jason Leigh, Michael Madsen, Tim Roth, Kurt Russell, Channing Tatum
Directeur photo : Robert Richardson
Compositeur : Ennio Morricone
Producteurs : Harvey Weinstein, Bob Weinstein
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2faf6bbb6f 7363 45bc 8ac1 6725112473d2 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


8/ La Tortue rouge

Magnifique revisitation du mythe de "Robinson Crusoé" que cette Tortue rouge, tout en lyrisme et poésie. Le rythme lent du film, son côté contemplatif peuvent rebuter certains, mais il est indéniable qu'ils sont indissociables de cette fable intimiste et profondément humaniste sur les besoins de l'humain d'être un animal social et de sa capacité de survie face à l'adversité. En plus, le travail de dessin et d'animation de Michael Dudok de Wit et de ses équipes colle parfaitement au sujet et à l'ambiance du film, ainsi qu'à ses enjeux subtils. La quasi absence de dialogues là encore vient accompagner l'idée très universaliste du film et de ses ambitions narratives.

Tortue rouge, La (2016, 01h20)
Réalisateur : Michael Dudok De Wit
Scénaristes : Michael Dudok De Wit, Pascale Ferran
Compositeur : Laurent Perez Del Mar
Producteurs : Pascal Caucheteux, Vincent Maraval, Toshio Suzuki
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2f564252f8 0acf 4f57 ac35 41ec5951b5a6 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


9/ Midnight Special

Jeff Nichols enchaîne les films et confirme définitivement son statut de cinéaste à la fois comme iconoclaste et totalement hollywoodien, dans une dynamique double de rester attaché au genre ou à la "supposition du genre" (propre au Hollywood moderne), mais avec une lecture très ancrée dans la réalité de la société américaine contemporaine (tel que c'était déjà le cas avec Take Shelter par exemple). Si l'on ne peut s'empêcher de penser à Spielberg et Rencontres du troisième type, Midnight Special est un film bien plus centré sur ses personnages (n'en déplaise à Spielberg), leurs motivations, leurs peurs, leurs attentes, leurs doutes que sur les enjeux de la découverte et de la rencontre avec des entités extra-terrestres. Pour autant, la fin du film, loin de donner dans le fantastique ou la science-fiction simpliste, donne foi en la vision d'un cinéma de genre comme il apparût à ses origines : une manière détournée de traiter de sujets que la censure (ou le politiquement correct aujourd'hui) empêche d'adresser frontalement.

Midnight Special (2016, 01h52)
Réalisateur : Jeff Nichols
Scénariste : Jeff Nichols
Comédiens : Adam Driver, Kirsten Dunst, Joel Edgerton, Michael Shannon, Sam Shepard, Paul Sparks
Directeur photo : Adam Stone
Compositeur : David Wingo
Producteurs : Sarah Green, Brian Kavanaugh-jones
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2f3cdac88f 59f7 4a66 b37b 24293b238c9c inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


10/ Merci patron !

Même si le film est avant tout un pied de nez "anti-capitaliste" aux Bernard Arnault et Vincent Bolloré de ce monde, le film met en scène de manière presque accidentelle ce qui fait tout le sel d'un documentaire pour un cinéphile comme-moi : la construction par tâtonnements d'un sujet, de ses acteurs, de ses enjeux et de sa "résolution". Il faut bien comprendre en regardant le film que rien de tout ceci ne serait visible sans qu'un aléa humain (une erreur de jugement somme toute banale, un biais de supposition d'information) ne vienne le permettre. En ce qui me concerne, si Merci patron ! a une véritable leçon à donner, c'est bien celle de la relative complexité des rapports humains dans l'établissement d'un film documentaire, de leur force d'influer sur son sujet et de façonner sa mise en scène. Et pour être tout à fait honnête, le côté "Robin des Bois" du film est pour beaucoup dans son succès, y compris auprès de votre serviteur.

Merci patron ! (2016, 01h24)
Réalisateur : François Ruffin
Comédien : François Ruffin
Https%3a%2f%2fs3.amazonaws.com%2fuploads.bookwitty.com%2febca4668 ae11 44ff ba0a 6bbf39715613 inline original.jpeg?ixlib=rails 2.1


Found this article relevant?

2

0 Comments

Please log in or sign up to join the discussion

0 Related Posts

Know what people should read next?