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Souvenons-nous d’Alep

Désormais, dans un pays arabe, lorsqu'on annonce être originaire d'Alep, la réaction se ponctue souvent par « Rahet Halab » qui signifie : Alep est partie, a disparu, s'est envolée. Pourtant Alep la blanche, l'une des plus anciennes villes habitées au monde, existe et tient encore debout grâce à ses habitants, son histoire et tous ses livres.

Les Secrets d'Alep

Dans les histoires de l'oncle Sélim sur Radio Nova, à écouter et réécouter sur le soundcloud du même nom, l'une des ses chroniques portait sur Alep, côté cuisine. « Les Alépins, comme on dit, savent le goût de leur bouche. Dans un film d'Avi Mograbi, je crois, on voit deux officiers israéliens qui discutent, au cours d'un banquet en plein air, des mérites respectifs des cuisines des villes qu'ils ont conquises et dans leur dialogue c'est Alep, qu'ils n'ont jamais occupée, qui remporte la palme. » La cuisine d'Alep fait l'unanimité au Moyen-Orient. De la généalogie des saveurs aux recettes de kebbé, mets traditionnellement à base d'agneau, en passant par les plats préparés pour les fêtes chrétiennes et musulmanes, l'ouvrage de Florence Ollivry permet, à défaut de s'y rendre, de faire venir un peu les senteurs d'Alep chez soi.

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Oublier Alep

Née en France, d'origine libanaise, Paola Salwan Daher avait à coeur de raconter la société arabe, et en particulier ses femmes, de la manière la plus juste qui soit. On découvre Shirine la Libanaise, « une enragée » de sa terre, de sa vie, de son absence d'existence ; Noha, une Alépine, qui commencerait bien le roman de sa vie par « J'avais quinze ans et j'étais bête » ; et Abou Nouwâs, un Palestinien qui chérit son pays perdu (« Il y avait des citronniers, des oliviers, des amandiers ») et son peuple, « dont les larmes amères se sont mêlées aux lames salées de la Méditerranée ». Oublier Alep, rédigé juste avant la révolution syrienne, est un roman sur des peuples pris en étaux par des sociétés patriarcales, des régimes autoritaires et un Occident encore « condescendant ». Ce n'est pas un hasard si le roman a obtenu en 2004 le prix du roman anticolonial tant sa parole est libre et indépendante. 

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Je viens d'Alep

Chaque réfugié laisse derrière lui une ville, une maison. Pour Joude Jassouma, la sienne était en Syrie, sur les hauteurs d'Alep. À travers la plume de la journaliste Laurence de Cambronne, Joude Jassouma raconte sa jeunesse, son adolescence, son mariage puis la révolution, la guerre et son exil. Il se remémore aussi sa ville, Alep. « Je me souviendrai longtemps de l'éblouissement qui a été le mien en traversant la ville, ce jour-là. Alep, ma ville, que je ne connaissais que de loin, depuis les hauteurs de mon quartier. À travers les fenêtres du bus, je découvrais ces immenses avenues, très larges, bordées de pins, d'eucalyptus, de cyprès ou d'acacias, ces parcs ombragés et ces monuments vieux de plusieurs siècles. En longeant les remparts de la Citadelle, m'apparaissaient les maisons de la vieille ville qui remontent au XIIe siècle. Je pouvais enfin approcher l'immense minaret de la Grande Mosquée, [...] un minaret du Xe siècle, aujourd'hui détruit. Je découvrais les cathédrales arménienne et catholique, grecque orthodoxe, détruites elles aussi. Oui, je découvrais ma ville dans toute sa splendeur. Ma ville, aujourd'hui en ruine. » 

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D'Alep à Paris

« Son voyage est une sorte de grand tour initiatique, d'un jeune homme qui cherche sa voie », écrit Bernard Heyberger, dans son introduction d'Alep à Paris. C’est le récit de voyage, vif et coloré, d'un jeune chrétien maronite d’Alep de vingt ans. Tout commence à Alep au moment ou Hanna Diâb quitte sa ville natale pour Tripoli au Liban et s'engage dans un couvent pour devenir moine. Les règles de vie étant trop dures, il revient à Alep et décide de partir à l'aventure. De 1707 à 1711, il voyagera autour de la Méditerranée en passant par l'Égypte, la Libye, la Tunisie jusqu'à arriver à Paris au temps de Louis XIV, où il sera l’informateur de l’orientaliste Antoine Galland pour une douzaine de contes des Mille et Une Nuits, notamment Aladin et Ali Baba.

Ce manuscrit, composé de 173 folios, a malheureusement été amputé des cinq premiers. Redécouvert par Jérome Lentin dans la bibliothèque apostolique vaticane, il a été traduit de l'arabe par Paule Fahmé-Thierry.

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Palmyre, Alep, Damas

Je n'aime plus taper Alep sur Google. M'apparaît une ville détruite, en ruines et souvent des corps perdus ou sans vie dans les décombres. Si j'aime autant les livres, c'est surtout pour m'échapper de la dure réalité de la vie. Me rappeler des plus belles heures, et rire des plus mauvaises.

Invité en 2002 au festival de photographie d'Alep, le photographe Michel Eisenlohr effectue pour s'y rendre le trajet par la route depuis Marseille, un appareil argentique à la main. Le reportage s'improvise, s'expose et termine dans cet ouvrage où textes et images se succèdent en mettant en avant le patrimoine syrien. Hommage en noir et blanc à la beauté de ce pays et aux hommes qui l’ont bâti, aimé et protégé.

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D'une mère née au Liban et d'un père au Ghana, Sabyl a grandi à Paris sous la coupe d'une mama capverdienne. Photographe et journaliste, il a été entre 2011 et 2015 directeur du festival du film ... Show More